« Il ne faut pas croire que la vie et simple et rose »se dit Olivier, assis sur son lit d'hôpital.
Voilà maintenant quelques jours qu'il était ici entre ces murs, il n'avait la force de rien. Il ne voulait rien faire, il se laissait aller pour une fois qu'il le pouvait. Il ne voyait plus d'avenir, il laissait les infirmières prendrent sa tension le matin, le midi et le soir et lui faisaient boire ce médicament liquide infecte au goût acre pour que cette dernière remonte : sans effet.
Il y a six jours maintenant qu'il avait succombé à la tentation.
Depuis plusieurs semaines, il lui fallait quasiment une heure pour se lever, il n'avait la force de rien mais il persévérait, et ne voulait pas se laisser abattre par des tracas quotidiens. Pourtant il avait presque tout ce dont un jeune de dix-huit ans rêve : son indépendance, un travail passionnant, des amis qu'ils fréquentaient régulièrement.
Malgré cela il se sentait mal mais il ne savait pas d'où venait ce mal c'était quelque chose de si profond, de si enfoui en lui qu'il ne savait pas d'où venait cette envie de finir avec la vie...
Il croyait en beaucoup de choses mais cela se résumait en peu de choses...
Il était sur de quelque chose, il devrait faire preuve d'un immense courage face à ce monde aussi cruel et impitoyable soit-il. C'est pour cela que chaque chose qu'il avait faite jusqu'à présent laissait penser qu'il se fichait pas mal de beaucoup de choses alors qu'en fait énormément de choses comptaient pour lui.
Il avait besoin d'un compagnon, il ne voulait pas être comme tous ces jeunes qui profitent trop de la vie... Il voulait se poser, il n'éprouvait aucune envie de voletait d'un homme à l'autre comme beaucoup de gays de nos jours...
Les gays ?
Tant de choses à dire sur eux et pourtant si peu...
C'est une communauté malgré ce qu'on en pense, même si cela est plus marqué à Paris, dans le Marais, qu'ailleurs...
Tout n'est qu'apparence dans ce milieu. Il faut plaire, il faut se montrer dans notre meilleur atout. Mais pourquoi faut-il cela ? Pour montrer que les gays sont différents des autres? Mais nous sommes identiques aux hommes hétéros qui prennent soin d'eux sauf qu'ils aiment la discrétion ils ne sont pas dans l'optique de séduire à tout prix, de savoir si tel amant est bien, de savoir si l'autre s'y prend bien, ou alors c'est parce que nous sommes davantage exposés que cela devient tragique, pour nous, homosexuels définis comme hors-milieu donc banlieusards, provinciaux aux yeux de ces folles aguerries du moindre sexe qui les feraient monter au plafond !!!
Maintenant il est sur ce lit d'hôpital à ne penser qu'à sa sortie, à se demander ce qui l'attend dehors, s'il aura de nouveau la force de survivre dans ce monde. Il n'arrive pas à penser aux gens qui l'entourent, il ne fait que laisser son esprit vide de... tentation.
Pour éviter encore la tentation, il ne s'est pas rasé depuis plus d'une semaine, pour ne pas réutilisé de rasoir qui inconsciemment glisserait sur son bras, ferait de petites saillies peu profondes mais qui laisserait un peu évoquer la souffrance qu'il éprouve. Personne ne peut le comprendre sauf ceux qui sont dans le même état, et encore il est difficile de se faire comprendre dans cet univers aussi décharné, aussi dénudé de sentiments....
Rares sont les infirmiers qui arrivent à parler correctement aux patients, sinon ils ne font que parler fort, il n'y a pas la moindre tendresse mais ces patients n'ont pas fait de mal, ils ont juste voulu succomber et personne ne veut écouter leurs propos incohérents tout en sachant très bien que les psychiatres sont parfois plus atteints qu'eux. Ils sont dans leur beaux habits, les écoutent et ensuite ils prescrivent un traitement de plus en plus fort pour éviter qu'ils soient en état de faire quoi que ce soit qui nuirait à leur santé.
Olivier se sent seul, misérable dans cet hôpital du coup, il écrit :
Le monde est basé sur des croyances qui reposent en réalité sur le fait d'amasser le plus de biens possibles et d'aider son prochain...
Nous, pauvres êtres humains à la vie si courte ne pensant qu'à la première chose qui soit mais aider son prochain n'est que futilité.
Je suis triste, triste de voir cette vie autour de moi, de voir ce massacre qui nous entoure, de ne plus nous confondre en être simplement mortels.
Nous ne sommes pas immortels. Notre vie n'est qu'une infinie seconde dans tout l'univers et je reste persuadé qu'il existe une multitude de mondes que nous pouvons parcourir de différentes façons.
Nous pouvons certainement y parvenir quand nous sommes dans des états de transes profondes, ce qui implique un énergo d'un niveau très élevé pour pouvoir arriver à cet état...
Des gens le savent, ils en sont capables mais ils n'en parlent jamais de peur d'être enfermés... D'ailleurs pourquoi donc les écouterait-on ? Nous avons si peur de cet univers c'est la peur qui nous inflige de se refermer sur des valeurs sectaires...
L'Église, la Mosquée, la Synagogue je les respecte mais ils renferment des choses tellement intéressantes dont nous n'avons pas la moindre idée...
Le Vatican a dû effacer des documents, c'est certain, mais il en existe tant d'autres dont nous n'aurons jamais connaissance...
Je ne sais pas de quoi je me mêle... Ce ne sont pas mes histoires. Ma vie se résume à une infinité de choses, contrairement à ces grands de ce monde qui ont osé contrer, affronter les valeurs morales, dire non... Tellement de gens ont essayé de nous ouvrir les yeux, mais je crois que le monde n'est pas encore prêt. Mais quand le sera t-il ?
Un jour nous n'auront plus le choix. Il faudra se rendre à l'évidence le monde va mal, il dépérit de jour en jour, mais on ne s'en rend pas compte. On détruit les végétations, on consomme de tout et n'importe quoi, on pollue partout où nous passons. Je sais, c'est maintenant dans notre culture de faire cela : consommer.
Je suis le premier à jeter mon mégot de cigarette par terre, à acheter des choses qui ne sont pas bonnes pour l'organisme mais notre instinct d'être humain nous incite à cela...
C'est un peu comme dans la Bible où Dieu interdit à Adam et Ève de manger un fruit de l'arbre. Le serpent dit à Ève de le prendre, de le croquer et ainsi de suite...
L'Autorité, que l'on pourrait qualifier par les forces publiques, nous interdit certaines choses que nous faisons quand même...
Malgré cela je suis conscient qu'il y à des cas extrêmes et cela nous empêche de nous sentir en sécurité...
Je vis à Paris, et le matin avant de partir au travail, il m'arrive parfois de penser que quelqu'un pourrait y mettre une bombe, et pouf nous sommes nés poussière et retournons poussière plus vite que prévue...
Mais il ne faut pas oublier qu'en chacun de nous, il y a une mission à accomplir et cette mission ne nous permettra certainement pas de vivre décemment mais c'est le but de notre vie... Une fois accomplie nous savons que nous n'avons qu'à profiter de la vie...
Ces informations sont peut-être le fruit de mon imagination, mais j'ai le doute certain que malgré la pluralité de versions obtenues, il existe une part de vérité...
Je suis jeune, trop pour parler de ça certainement, mais je sais que ma destinée est plus grande que je ne le pense, et si je m'aperçois que si je me trompe, je ne me laisserai pas pourrir de l'intérieur jusqu'à ce que la mort m'appelle, je la rejoindrais plus tôt que prévu mais là encore, je sais que c'est ma destinée. On provoque les évènements mais ils viennent à nous au moment même où nous prenons conscience de ce que nous devons faire... Nous rencontrons des gens qui nous donnent des indices, même nos amis d'enfance nous incitent dans une voie ou une autre, mais il ne faut pas penser que c'est de la manipulation mais en fait il faut guetter un signe de leur part une phrase qu'il prononce. Il n'existe aucune coïncidence, tout est tracé mais il faut bien suivre le chemin...
Maintenant Olivier s'est inspiré en réalité d'un livre qu'il a lu La Prophétie des Andes et il poursuit son chemin, en y mettant du vécu:
Je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises actions en fait.
J'ai tenté à plusieurs reprises de me suicider, mais en fait ce n'était que des appels au secours ce qui me permettait de prendre du recul pour m'analyser, mais je n'en ai jamais été capable. Je sais aider les gens mais moi je ne sais pas, c'est pour cela que j'ai demandé mon internement en hôpital psychiatrique... Je ne vais pas y rester longtemps mais cette courte période d'une dizaine de jours va me permettre de commencer ce que je me suis promis de faire c'est à dire écrire ...
La dureté de mes propos, tout comme leurs incohérences sont le fruit de ma tête je ne suis pas malade juste désemparé par la vie, telle quelle est aujourd'hui, contrairement à ce qu'elle doit être dans d'autres mondes... Elle doit être certainement moins sinistre que celle-ci et tellement moins cynique...Ce monde ne me convient pas, il faut que j'en trouve un qui me convienne... Je reste persuadé que l'Autorité elle-même est au courant...
Ce qui est étonnant c'est la facilité avec laquelle les gens voient leur avenir : profiter de la vie...
Puis la philosophie, lui, qu'il a légèrement étudié en terminale lui revient en mémoire et fait des phrases censées, qui pourraient permettre à certaines personnes de se reconnaître:
Mais la vie ce n'est pas ça la vie, la vie c'est une succession de choses à accomplir...
Chacun à sa tache, et quelle qu'elle soit, elle n'est pas insurmontable... Si telle est ta mission, tu dois l'accomplir sans réfléchir aux conséquences et surtout aux gens que tu aimes... Ils le savent que tu les aiment après si tu décides de suivre le tracé de ta lignée, tu verras que les gens s'ouvriront à toi plus facilement...
Je ne sais pas ce que je raconte mais d'exprimer enfin le ressentiment, face à ce monde me fait du bien, car peut-être des gens ont la même impression. Ce sentiment d'impuissance face à un monde qui s'écroule...
Je ne me sens pas malade je dois être dépressif, je pense, mais seul Dieu le sait vu que même le psychiatre ne le sait pas donc comme ça on n'est servit...
Mais il ne faut pas croire que tous les psychiatres sont malades, puisque quelques-uns uns réussissent à soigner des patients. L'exemple le plus prouvant est bien entendu le livre de Marie Cardinal Des Mots pour le dire
Voilà maintenant quelques jours qu'il était ici entre ces murs, il n'avait la force de rien. Il ne voulait rien faire, il se laissait aller pour une fois qu'il le pouvait. Il ne voyait plus d'avenir, il laissait les infirmières prendrent sa tension le matin, le midi et le soir et lui faisaient boire ce médicament liquide infecte au goût acre pour que cette dernière remonte : sans effet.
Il y a six jours maintenant qu'il avait succombé à la tentation.
Depuis plusieurs semaines, il lui fallait quasiment une heure pour se lever, il n'avait la force de rien mais il persévérait, et ne voulait pas se laisser abattre par des tracas quotidiens. Pourtant il avait presque tout ce dont un jeune de dix-huit ans rêve : son indépendance, un travail passionnant, des amis qu'ils fréquentaient régulièrement.
Malgré cela il se sentait mal mais il ne savait pas d'où venait ce mal c'était quelque chose de si profond, de si enfoui en lui qu'il ne savait pas d'où venait cette envie de finir avec la vie...
Il croyait en beaucoup de choses mais cela se résumait en peu de choses...
Il était sur de quelque chose, il devrait faire preuve d'un immense courage face à ce monde aussi cruel et impitoyable soit-il. C'est pour cela que chaque chose qu'il avait faite jusqu'à présent laissait penser qu'il se fichait pas mal de beaucoup de choses alors qu'en fait énormément de choses comptaient pour lui.
Il avait besoin d'un compagnon, il ne voulait pas être comme tous ces jeunes qui profitent trop de la vie... Il voulait se poser, il n'éprouvait aucune envie de voletait d'un homme à l'autre comme beaucoup de gays de nos jours...
Les gays ?
Tant de choses à dire sur eux et pourtant si peu...
C'est une communauté malgré ce qu'on en pense, même si cela est plus marqué à Paris, dans le Marais, qu'ailleurs...
Tout n'est qu'apparence dans ce milieu. Il faut plaire, il faut se montrer dans notre meilleur atout. Mais pourquoi faut-il cela ? Pour montrer que les gays sont différents des autres? Mais nous sommes identiques aux hommes hétéros qui prennent soin d'eux sauf qu'ils aiment la discrétion ils ne sont pas dans l'optique de séduire à tout prix, de savoir si tel amant est bien, de savoir si l'autre s'y prend bien, ou alors c'est parce que nous sommes davantage exposés que cela devient tragique, pour nous, homosexuels définis comme hors-milieu donc banlieusards, provinciaux aux yeux de ces folles aguerries du moindre sexe qui les feraient monter au plafond !!!
Maintenant il est sur ce lit d'hôpital à ne penser qu'à sa sortie, à se demander ce qui l'attend dehors, s'il aura de nouveau la force de survivre dans ce monde. Il n'arrive pas à penser aux gens qui l'entourent, il ne fait que laisser son esprit vide de... tentation.
Pour éviter encore la tentation, il ne s'est pas rasé depuis plus d'une semaine, pour ne pas réutilisé de rasoir qui inconsciemment glisserait sur son bras, ferait de petites saillies peu profondes mais qui laisserait un peu évoquer la souffrance qu'il éprouve. Personne ne peut le comprendre sauf ceux qui sont dans le même état, et encore il est difficile de se faire comprendre dans cet univers aussi décharné, aussi dénudé de sentiments....
Rares sont les infirmiers qui arrivent à parler correctement aux patients, sinon ils ne font que parler fort, il n'y a pas la moindre tendresse mais ces patients n'ont pas fait de mal, ils ont juste voulu succomber et personne ne veut écouter leurs propos incohérents tout en sachant très bien que les psychiatres sont parfois plus atteints qu'eux. Ils sont dans leur beaux habits, les écoutent et ensuite ils prescrivent un traitement de plus en plus fort pour éviter qu'ils soient en état de faire quoi que ce soit qui nuirait à leur santé.
Olivier se sent seul, misérable dans cet hôpital du coup, il écrit :
Le monde est basé sur des croyances qui reposent en réalité sur le fait d'amasser le plus de biens possibles et d'aider son prochain...
Nous, pauvres êtres humains à la vie si courte ne pensant qu'à la première chose qui soit mais aider son prochain n'est que futilité.
Je suis triste, triste de voir cette vie autour de moi, de voir ce massacre qui nous entoure, de ne plus nous confondre en être simplement mortels.
Nous ne sommes pas immortels. Notre vie n'est qu'une infinie seconde dans tout l'univers et je reste persuadé qu'il existe une multitude de mondes que nous pouvons parcourir de différentes façons.
Nous pouvons certainement y parvenir quand nous sommes dans des états de transes profondes, ce qui implique un énergo d'un niveau très élevé pour pouvoir arriver à cet état...
Des gens le savent, ils en sont capables mais ils n'en parlent jamais de peur d'être enfermés... D'ailleurs pourquoi donc les écouterait-on ? Nous avons si peur de cet univers c'est la peur qui nous inflige de se refermer sur des valeurs sectaires...
L'Église, la Mosquée, la Synagogue je les respecte mais ils renferment des choses tellement intéressantes dont nous n'avons pas la moindre idée...
Le Vatican a dû effacer des documents, c'est certain, mais il en existe tant d'autres dont nous n'aurons jamais connaissance...
Je ne sais pas de quoi je me mêle... Ce ne sont pas mes histoires. Ma vie se résume à une infinité de choses, contrairement à ces grands de ce monde qui ont osé contrer, affronter les valeurs morales, dire non... Tellement de gens ont essayé de nous ouvrir les yeux, mais je crois que le monde n'est pas encore prêt. Mais quand le sera t-il ?
Un jour nous n'auront plus le choix. Il faudra se rendre à l'évidence le monde va mal, il dépérit de jour en jour, mais on ne s'en rend pas compte. On détruit les végétations, on consomme de tout et n'importe quoi, on pollue partout où nous passons. Je sais, c'est maintenant dans notre culture de faire cela : consommer.
Je suis le premier à jeter mon mégot de cigarette par terre, à acheter des choses qui ne sont pas bonnes pour l'organisme mais notre instinct d'être humain nous incite à cela...
C'est un peu comme dans la Bible où Dieu interdit à Adam et Ève de manger un fruit de l'arbre. Le serpent dit à Ève de le prendre, de le croquer et ainsi de suite...
L'Autorité, que l'on pourrait qualifier par les forces publiques, nous interdit certaines choses que nous faisons quand même...
Malgré cela je suis conscient qu'il y à des cas extrêmes et cela nous empêche de nous sentir en sécurité...
Je vis à Paris, et le matin avant de partir au travail, il m'arrive parfois de penser que quelqu'un pourrait y mettre une bombe, et pouf nous sommes nés poussière et retournons poussière plus vite que prévue...
Mais il ne faut pas oublier qu'en chacun de nous, il y a une mission à accomplir et cette mission ne nous permettra certainement pas de vivre décemment mais c'est le but de notre vie... Une fois accomplie nous savons que nous n'avons qu'à profiter de la vie...
Ces informations sont peut-être le fruit de mon imagination, mais j'ai le doute certain que malgré la pluralité de versions obtenues, il existe une part de vérité...
Je suis jeune, trop pour parler de ça certainement, mais je sais que ma destinée est plus grande que je ne le pense, et si je m'aperçois que si je me trompe, je ne me laisserai pas pourrir de l'intérieur jusqu'à ce que la mort m'appelle, je la rejoindrais plus tôt que prévu mais là encore, je sais que c'est ma destinée. On provoque les évènements mais ils viennent à nous au moment même où nous prenons conscience de ce que nous devons faire... Nous rencontrons des gens qui nous donnent des indices, même nos amis d'enfance nous incitent dans une voie ou une autre, mais il ne faut pas penser que c'est de la manipulation mais en fait il faut guetter un signe de leur part une phrase qu'il prononce. Il n'existe aucune coïncidence, tout est tracé mais il faut bien suivre le chemin...
Maintenant Olivier s'est inspiré en réalité d'un livre qu'il a lu La Prophétie des Andes et il poursuit son chemin, en y mettant du vécu:
Je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises actions en fait.
J'ai tenté à plusieurs reprises de me suicider, mais en fait ce n'était que des appels au secours ce qui me permettait de prendre du recul pour m'analyser, mais je n'en ai jamais été capable. Je sais aider les gens mais moi je ne sais pas, c'est pour cela que j'ai demandé mon internement en hôpital psychiatrique... Je ne vais pas y rester longtemps mais cette courte période d'une dizaine de jours va me permettre de commencer ce que je me suis promis de faire c'est à dire écrire ...
La dureté de mes propos, tout comme leurs incohérences sont le fruit de ma tête je ne suis pas malade juste désemparé par la vie, telle quelle est aujourd'hui, contrairement à ce qu'elle doit être dans d'autres mondes... Elle doit être certainement moins sinistre que celle-ci et tellement moins cynique...Ce monde ne me convient pas, il faut que j'en trouve un qui me convienne... Je reste persuadé que l'Autorité elle-même est au courant...
Ce qui est étonnant c'est la facilité avec laquelle les gens voient leur avenir : profiter de la vie...
Puis la philosophie, lui, qu'il a légèrement étudié en terminale lui revient en mémoire et fait des phrases censées, qui pourraient permettre à certaines personnes de se reconnaître:
Mais la vie ce n'est pas ça la vie, la vie c'est une succession de choses à accomplir...
Chacun à sa tache, et quelle qu'elle soit, elle n'est pas insurmontable... Si telle est ta mission, tu dois l'accomplir sans réfléchir aux conséquences et surtout aux gens que tu aimes... Ils le savent que tu les aiment après si tu décides de suivre le tracé de ta lignée, tu verras que les gens s'ouvriront à toi plus facilement...
Je ne sais pas ce que je raconte mais d'exprimer enfin le ressentiment, face à ce monde me fait du bien, car peut-être des gens ont la même impression. Ce sentiment d'impuissance face à un monde qui s'écroule...
Je ne me sens pas malade je dois être dépressif, je pense, mais seul Dieu le sait vu que même le psychiatre ne le sait pas donc comme ça on n'est servit...
Mais il ne faut pas croire que tous les psychiatres sont malades, puisque quelques-uns uns réussissent à soigner des patients. L'exemple le plus prouvant est bien entendu le livre de Marie Cardinal Des Mots pour le dire